29 octobre 2006
UN APRES-MIDI DE CHIEN - 1976
De : Sydney Lumet

Synopsis
Des braqueurs débutants braquent une banque et se retrouvent cernés par la police.
Mon avis
Moi qui avait tant entendu parler de Lumet et plus précisément de son Apres midi de Saint Bernard (bon ok...), me suis enfin décidé de le voir sachant d'avance que ce serait une grande claque !
Sydney Lumet ne m'est pas inconnu, sa réputation est venue jusqu'à moi. Non ou plutôt : je suis venu à sa réputation.
En tout cas ça m'a l'air d'un grand grand cinéaste vu les films qu'il a réalisé. Il est de ces réalisateurs sur qui, sans en avoir vu l'oeuvre, on peut faire confiance. Et son Après-midi de chien fait partie de ces films qu'on aurait aimé voir au cinéma. Il est de ces films qui nous lessive mieux que Dash ou Le Chat. Un huis clos bien rythmé où l'on préfère les braqueurs au flics. Et oui, le syndrôme de Stockolm marche autant pour les personnages que sur le spectateur. Le petit truc ? Des personnages qui ont un but, une mentalité, une histoire,... des personnages qui ressemblent à des gars de tous les jours et pas à une image qui bouge sur un écran plat.
Alors sans lire le synopsis, à quoi pense-t-on qu'en on voit le titre et l'affiche ? Moi je pense à un problème de banlieux où il y a plein de fights et Al Pacino qui gueule comme un malade et frappe tout le monde. On gardera le "Al Pacino qui gueule comme un malade" (désolé, tu sais qui...). Bon il reste dans son registre du gars qui pète un plomb tout les dix minutes mais faut avouer qu'il a un charisme monstrueux dans ce film ! Là on se dit quel acteur ! Mais dans presque tous ses films, il y a toujours un acteur pour faire plus fort que lui. John Cazale est cet acteur.
Et faut dire que tous les deux ont des têtes de chiens. C'est peut-être pour ça que Lumet les a engagés ?!
Non mais j'rigole plus là, Cazale c'est la grande classe. Il suffit qu'il fixe la caméra pour qu'on dise :"Ok, c'est bon, 10/10, au suivant". Puis quand c'est Pacino :"Ok, c'est très bien, mais faudrait penser à apporter une télécommande pour baisser de temps en temps le son".
Grande présence mais parfois trop formaté j'ai l'impression... Dur de dire ça vu sa performance mais s'il faut rester un ptit peu objectif, c'est ce qu'il faut dire pour moi.
Un Après-midi de chien est aux films de braquages, ce que moi est à la vie...
Méditez là-dessus et dîtes moi la réponse si vous avez trouvé.
08 octobre 2006
LE GOUT DU SAKE - 1963
De : Yasujiro Ozu
Synopsis
Shuhei Hirayama vit avec sa fille Michiko. L'exemple d'un de ses professeurs, qu'il retrouve lors d'une soirée où l'on boit du saké et qui s'accuse d'avoir provoqué le malheur de sa fille, pousse Hirayama à marier sa propre fille.
Mon avis
Tout d'abord, désolé pour les retards sur les MAJ mais je sais pas, le travail peut-être ? Puis toutes ces soeurs qui veulent regarder autre chose : STOP ! Alors pour repartir sur de bonnes bases j'ai regardé ce que j'avais très envie de regarder c'est à dire un Ozu ! Et pour mon premier Ozu, je commence par son dernier film (c'était le cas pour Hitchcock aussi !). Si le reste de sa filmo est du même niveau que ce Goût du Sake alors je mange tout ! C'est le cinéma que j'aime ça. Simplicité et efficacité ! Sans se brouiller la tête ni rien (on remerciera Tokyo raiders pour m'avoir fait mal à la tête 1 heure avant). Pas de triple saltos arrières pour la caméra. Ici, rien que des plans fixes, histoire de se reposer autour d'une bonne tasse de sake (j'y jamais goûté mais c'est tout comme)...
La famille, thème qu'on pourra aisément repéré puisque tous les personnages sont liés. Aucun personnage n'a pas de père, mère ou frère et soeur. Un film familial qui se déroule naturellement dans une ambiance de famille, dans le quotidien de chacun : le père au travail, la fille qui bosse et aide le père, l'après travail avec la réunion entre amis. Le tout en ne filmant que 3-4 lieux. Oui, oui, vous saviez que j'adore ça quand la caméra ne dépasse pas les frontières d'une ferme sans nous ennuyer une seconde. Sans surprise, les scènes se répètent beaucoup mais ça n'enlève pas le plaisir qu'on a à admirer ses fabuleux plans signés Ooooooozuuuuuuuuu !
Point fort n°2 : les personnages. Tous très travaillés, ils ont chacun leurs qualités, leurs défauts, leurs soucis et Ozu nous le montre tout au long du film. Il nous montre presque que ça si pas que ça ! Le travail du personnage n'est il pas un des souci primaire d'un cinéaste ? En tout cas, quand c'est réussi, c'est du tout cuit !
Une phrase : "C'est un saké film... heu sa-cré film"
Un mot : intime
10 septembre 2006
BIG - 1988
De : Penny Marshall

Synopsis
Josh, 12 ans, tombe amoureux de Cynthia, 15 ans. Comme elle ne sort qu’avec des garçons plus âgés, Josh n’a qu’une idée en tête : " grandir "… C’est alors qu’une étrange machine de foire le transforme en un homme de 30 ans, en lui laissant l’innocence et les réactions de ses 12 ans.
Mon avis
Tout le monde sait ce que le mot "big" veut dire : grand. Et bien maintenant avec ça vous rajouterez : "Ah tiens, c'est pas le film avec Tom Hanks que Tim adore ?". On a tous envie de grandir pour des raisons différentes, certains cherchent l'amour (n'est ce pas Mr. Tom...), d'autres le blé (Tim?), etc... Le monde des enfant et le monde des adultes sont très différents... mixer les 2, c'est une idée qui tue ça ! Le résultat ?C'est du Big !
Loin d'être le chef d'oeuvre, près de l'excellence. Je me le fais une fois tous les 3 mois pour le fun, pour se rappeler qu'être enfant, c'est pas mal (je suppose que la plupart d'entre vous sont adultes et n'ont donc plus la chance que j'aie...). Y a quelques imperfections par-ci par-là, parfois poussé à la caricature et l'histoire pas toujours croyable (un gars dont son boulot est de tester les jouets, se payer un grand appart' dans New York avec inclus un trampoline, un flipper et tous pleins d'autres choses... le mirage américain, là). Un peu lisse dans l'ensemble mais ce qui est vraiment intéressant c'est le fond. Je me rappelle quand j'avais 9-10 ans, je me suis dit : "Waaaah l'idée est vachement bien trouvée !!!". Mais en plus de ça y a un ptit effet nostalgique et culte qui parfume le film de mélancolie. Donc si on fait les comptes : nostalgie + nostalgie = Big nostalgie. C'est sentimal... (-snif)... (applaudissements)
Puis aussi le premier grand succès de Tom Hanks ! Visage juvénile dans un corps d'adulte : l'acteur qu'il fallait ! Tout à fait à l'aise. Mais le must du film reste Robert Loggia ! Une gueule, un charisme, on sent bien l'expérience ! Sinon ,dans l'ensemble, c'est très bien dirigé et très bien joué.
La scène du film

31 août 2006
BAGDAD CAFE - 1987
De : Percy Adlon

Synopsis
Après une scène de ménage Jasmin atterrit au Bagdad Café, motel minable entre Disneyland et Las Vegas. La patronne, Brenda, Noire tapageuse et insatisfaite, règne sur tout un petit monde de routiers et de personnages énigmatiques. Peu à peu, Jasmin se fait apprécier de tous et remet même le café à flot grâce à "Magic", une boite de magie avec laquelle elle monte des tours assistée de Brenda. Entre les deux femmes va naître une solide amitié.
Mon avis
J'imagine votre contentement de me revoir après 1 mois où le désert était roi. Ah tiens, comme ça tombe bien : je vais parler d'un film où il y a un désert comme décor. Toujours le flère le Tim (super idée mec ;-)). Je savais vraiment pas quoi mettre comme film, je voulais pas mettre un film dont je connais tous les avis, ni un film hyper connu... je cherche... Bingo ! Bagdad cafe ! Difficile de retranscrire ce que je pensais de ce film avant la vision si ce n'est pas forcément connu et non plus pas vraiment inconnu, culte ?
C'est dans le bol que vous préférez manger ? Dans ce cas vous allez adorer ce met délicieux qu'est Bagdad cafe. "Mais ce n'est que du vent" me direz vous. Non, c'est de l'air ! Un bon bol d'air, il n'y a que ça de vrai ! Un film remplie d'émotions. Ça résume bien le film. Des larmes aux sourires; du découragement au bonheur; du bas vers le haut. Il fait parti de ces films qui nous en donnent un maximum avec comme seule arme la simplicité. Un peu comme ça avait été le cas avec Chat noir, chat blanc, cette sensation de plaisir intense. On se dit qu'on est bien dans notre fauteuil là et que le cinéma, c'est quand même bon quand il est bon, amen.
Pour moi, la vraie qualité du film c'est qu'avec un petit décor, on ne s'ennuie pas une seconde. J'adore vraiment ce concept. Pour réussir à nous passionner autant, faut vraiment en avoir dans le pantalon. Et c'est comme ça, pendant 1h30 que le réalisateur nous fait rêver avec Jasmin et toute sa "famille". C'est vrai que parfois certains personnages sont un peu caricaturaux mais en même temps, c'est un peu ça qui les rend attachants à l'extrême. C'est mignon, c'est doux, c'est drôle, c'est poétique, c'est euphorique ! Faut dire que l'euphorie est bien mis en valeur avec cette photographie d'exception. L'une des plus belle qui m'a été donné de voir. Et puis la musique... Mouaaaaaah la musique ! Elle se fond tellement bien dans l'ambiance du film et du désert. Après ce film, t'es de bonne humeur et ça, ça en jette.
Un bonbon artisanal comme seul le cinéma d'auteur peut nous en offrir !
La scène du film

29 juillet 2006
SNAKE EYES - 1998
De : Brian De Palma

Synopsis
Le palais des sports d'Atlantic City contient à peine la foule venue assister au match du siècle, où s'affrontent deux poids lourds de la boxe. Soudain des coups de feu éclatent à proximité du ring et le secrétaire d'Etat à la Defense s'effondre, mortellement blessé. L'enquête commence sous la direction de l'inspecteur Rick Santoro, policier corrompu. Rick va s'efforcer de sauver sa reputation ainsi que celle de son ami Kevin Dunne, chargé de la sécurité du secrétaire d'Etat, et qui s'était malencontreusement absenté au moment du drame...
Mon avis
Même s'il est moins en forme que dans son début de carrière, De Palma est un réalisateur que j'admire plus que tout pour plusieurs raisons. D'abord, le point le plus évident : il est à l'aise à la mise en scène. Que ce soit dans Blow out, L'impasse ou dans ce Snake eyes, on ne peut que s'en prendre plein la gueule. Point numéro 2 : garder la même ambiance. On reconnaît facilement un film de De palma, on sent bien que c'est lui à la manette. C'est vraiment pour ces deux points qui le caractérisent tant, que je ressens de l'admiration pour lui. Je dirais aussi qu'il a de la personnalité. Comment ne pas l'aimer ? Je l'oublie tout le temps de le mettre parmi mes réalisateurs favoris (chose que j'ai rapidement changer à la page [Accueil] de mon blog), ça m'énerve et les psys, j'aimerais en voir ! Aussi, je ne m'ennuie jamais devant un De Palma, jamais ! Tous ses films, mis à part Mission to mars, m'ont jusqu'à présent séduit et Snake eyes fait intégralement parti de mes préférés de lui. Finalement, j'arrive pas à en choisir un que je préfère dans sa filmo. Pour moi, il y a 3 films qui me paraissent les plus maitrisés : Les incorruptibles, Blow out et ce fameux Snake eyes. Alors c'est assez étrange, j'adore ce réalisateur, j'adore ses films mais y en a pas beaucoup qui sont de réels chefs d'oeuvre. Ils sont excellents, ça oui... mais c'est pas les pointes de l'Himalaya non plus. Il n'empêche que ses films ont de la gueule et que je m'en lasse pas.
Je vais maintenant zoomer sur Snake eyes. Il a toutes les caractéristiques d'un excellent De Palma, j'adore donc. Et j'adore encore plus un De Palma quand il y met une petite goutte pour redoré un peu le tout. Cette goutte, elle s'appelle "ce que Tim aime le plus voir au cinéma". Pour ceux qui me connaissent bien, ils ont dû remarqué mon amour concernant les multiples visions dans un film. C'est pas clair ? Je reformule ma phrase : voir sous plusieurs angles différents une action importante du film. En plus, dans le thriller c'est un truc qui est terriblement efficace. On suit une histoire et on avance dans l'enquête avec plusieurs points de vue différents, chacun ayant son importance dans l'histoire. Plusieurs points de vue mais pas pris au hasard, tous à partir des propos des personnages. Génial non ?
Parlons donc de ces personnages. Des personnages très De Palmesque. Et oui, vous ne le saviez pas ? De Palma possède également ses propres personnages visibles en DVD ou sous forme de figurines. Ils ne se ressemblent pas tous mais ils ont une particularité que l'on retrouve dans chacun de ses films.
Et pour jouer des personnages, il existe des acteurs formés pour ça. Parmi ces acteurs, il existe Nicolas Cage. Cage, c'est quoi ? C'est tout simplement le charisme, la classe. En le voyant il parait toujours triste avec ses sourcils en obliques. Mais il peut paraître aussi agressif que fou. Un de mes acteurs préférés : dans mon top 5 ! Toujours impeccable, nan vraiment parfait !
------------------>>> Top acteurs (en bas de page)
La scène du film

13 juillet 2006
SAVE THE GREEN PLANET - 2003
De : Jeong Jun-Hwan

Synopsis
Pour ce couple, c'est une évidence : les extra-terrestres sont sur le point d'avoir une emprise totale sur la planète. Certains sont même déjà sur le globe, ayant pris l'apparence d'être humains tout à fait normaux. Décidé à empêchercette invasion, le couple kidnappe un homme d'affaire, persuadé qu'il est l'un d'eux. Petit à petit, les choses se compliquent, et un mystérieux et terrible danger rôde...
Mon avis
Ce soir, je viens peut-être d'assister à la naissance d'un génie. Peut-être LE cinéaste asiatique (ou mondial) à suivre ! Et non, ce ne sont pas des paroles dans le vent car Save the green planet est à moi ce que The taste of tea est à certains d'entre vous. Traduction : j'aime les bonbons ! Oui, ce film c'est un bonbon léger et violent à la sauce aigre doux. J'aime beaucoup le cinéma coréen mais quelque chose venait un peu cassé l' "ambiance". Ce quelque chose, c'est qu'il y avait un manque de couleur, un manque de sucré, trop de salé. Comme un plat que son chef n'avait pas encore trouvé la touche manquante pour atteindre son chef d'oeuvre. Jeong Jun-Hwan est le ptit nouveau et vient renforcer le cinéma coréen, ajouter la petite touche qui manquait à ce cinéma pour atteindre ce que je cherchais : la jouissance suprême. Mon dieu, qu'il est bon ce film ! Vraiment, si vous avez l'occasion de le voir, voyez-le ! C'est dans le juste milieu du réel et de l'iréel. Ce cinéaste n'en est qu'à son premier film et quel film, il nous sert là ! C'est la première fois que je vois un film de cette dimension. Et s'il venait d'une autre planète ? Save the green planet est défenseur de la planète du cinéma coréen qui lui-même aide la planète cinéma, ça tient debout non ? Je ne trouve pas les mots exacts pour vous parler de cet OVNI, de cette bombe nucléaire inter galactique !
Comment définir STGP ? Débutons par le premier point qui frappe : sa diversité. Ça se présente sous différentes formes et on passe d'une émotion à l'autre très facilement. Du rire au pleur, du sadisme à la pitié. On ne sait pas vraiment qui est le méchant et qui est le gentil étant donné qu'on ne connaît pas la véritable identité de l'homme enlevé par le couple. Cet homme est-il un E.T. ou n'en est-il pas un ? Le doute plane et difficile il est de le deviner en cours de route. Mesdames, mesdemoiselles, jolies filles, moches filles, messieurs, garçons, extraterrestres... du côté du manichéisme, nous sommes au niveau 0 : tout le monde descend !
Le suspense est aussi au rendez-vous. Impossible de deviner le dénouement à part choisir au pif. Quoiqu'il en soit, c'est captivant, pas une seconde d'ennui. La fin est surprenante, je ne vous en dis pas plus là-dessus... Que dire aussi de la mise en scène ? Je dirais qu'elle est tempéré dans le sens où ça peut allez très vite comme très lentement dans les scènes plus dramatiques. Un rythme parfaitement maitrîsé donc.
Penchons-nous maintenant sur le côté déjanté du film. Déjà, rien que l'histoire annonce la couleur (verte ?) ! C'est vrai qu'elle a des aspects de série Z mais ne vous fiez pas à ça. Cette histoire cache bien des choses et nous emmène à nous poser bien des questions sur notre personne. Et puis que c'est drôle ! C'est assez kitsch mais sans jamais tomber dans le surplus. C'est ça qui est bien, c'est toujours très bien dosé de façon à ce que ça ne rentre pas dans le ridicule. La séquestration du gars m'a fait penser à un certain Funny games de Haneke. Pas forcément dans la même ambiance mais la torture et tout,... et bien je n'ai pas pu m'en empêcher, c'est tout moi ça...
Chef d'oeuvre !!!!! Unique en ses genres, c'est extraordinaire, c'est magnifique, aaaaaaah que vive Save the green planet ! Plus qu'un film, une expérience ! A voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir, à voir !!!!!!! C'est marrant, frais, un bol d'air qui aurait la capacité de réveiller un mort. L'un des meilleurs films de ces dix dernières années ? Pour moi, oui ! Vraiment, vous pouvez y aller à l'aise
, vous en bondirez de joie
La scène du film
Pas de scène principale parce que...
- Je veux vous laisser le plaisir de voir par vous-mêmes
- Très dur d'en choisir une en particulier
Sur ce, bonnes vacances, je serais pendant 2 semaines à partir de demain. A moins qu'une connexion internet soit disponible là où je vais.
11 juillet 2006
ALIEN, LE HUITIEME PASSAGER - 1979
De : Ridley Scott

Synopsis
Le vaisseau commercial Nostromo et son équipage, sept hommes et femmes, rentrent sur Terre avec une importante cargaison de minerai. Mais lors d'un arrêt forcé sur une planète déserte, l'officier Kane se fait agresser par une forme de vie inconnue, une arachnide qui étouffe son visage.
Après que le docteur de bord lui retire le spécimen, l'équipage retrouve le sourire et dîne ensemble. Jusqu'à ce que Kane, pris de convulsions, voit son abdomen perforé par un corps étranger vivant, qui s'échappe dans les couloirs du vaisseau...
Mon avis
Alien, le mythique Alien, qui n'en a jamais entendu parlé ? Qui l'a déjà vu ? Tout le monde ? J'avoue que moi, je ne l'avais pas encore vu. Je savais pas trop à quoi m'attendre. Pour moi, Alien représentait simplement un bête film de sciences fiction mais en ayant lu certaines critiques de bloggers, me suis décidé à le voir avec la conviction d'assister à un chef d'oeuvre. Je n'en suis qu'à une première vision et j'en suis encore tout surpris. Faut dire que j'avais aussi un plutôt mauvaise image de Ridley Scott. J'ai sans doute trop confondu avec son frère. Mais voilà un film qui va m'aider à les différencier ! On a eu droit à de belles daubes, ces dernières années, sur les films d'extra-terrestres. Faut retourner un peu dans le temps pour voir ce qui est du vrai cinéma de sciences fiction. Par contre là où j'arrive pas à vraiment comprendre le pourquoi : Alien, un chef d'oeuvre ? Je suis certain que l'un d'entre vous me trouvera une réponse qui m'aidera à comprendre mais pour l'instant, ce que je pense de Alien, c'est un film de sciences fiction qui se démarque admirablement bien des autres.
J'ai l'impression que les films de sciences fiction des années 70 étaient moins axés "flingues" et plus "mettre les nerfs à vif". Alien en est le parfait exemple. L'ambiance s'installe assez rapidement avec des plans du vaisseau vide. Ça mets déjà l'ambiance huis clos. D'autant plus qu'il n'y aura pas des centaines d'aliens mais un seul. C'est plus effrayant et le fait que ce soit un énorme vaisseau renforce l'idée qu'il peut arriver à tout moment, de tous les sens. Niveau tension, c'est très réussi donc. Je ne demande maintenant qu'à voir ce que donne les suites de Cameron (priorité), Fincher (je sais pas trop), Jeunet (vraiment pas motivé). Les versions de Fincher et de Jeunet sont-elles immanquables ?
Alien m'a donné envie de découvrir la filmo de Ridley Scott en commençant par Blade Runner qui m'attirait déjà avant. Il m'a l'air d'avoir réalisé de très bons films dans son début de carrière mais qui se ternies vers la fin. Sinon, pour parler des comédiens, je dirais que Ian Holm mange tout le monde. Sigourney Weaver, c'est bon mais pas si exceptionnel que ça. Exploit qui est plutôt grand : j'ai reconnu Harry Dean Stanton que je ne connais pourtant pas très bien.
J'ai envie de dire chef d'oeuvre parce que je sens que Alien a quelque chose de plus que les autres. Le problème c'est que je n'arrive pas à identifier ce quelque chose.
La scène du film

29 juin 2006
L'HOMME QUI EN SAVAIT TROP - 1956
De : Alfred Hitchcock

Synopsis
Le docteur Ben McKenna et sa femme Jo sont en vacances au Maroc avec leur fils, lorsqu’ils assistent au meurtre du français avec lequel ils avaient sympathisé. Avant de mourir, ce dernier se confesse à eux : " Ambrose Chapel " seront ses derniers mots. Ils découvriront plus tard qu’un assassinat va être commis contre un ambassadeur… le suspense, intense, tout au long du film, donne la chair de poule !
Mon avis
Je ne pense pas que ce soit forcément le plus connu des Hitchcock mais pas l'un des moins connu non plus. Connu ou pas, ça reste un Hitchcock et donc à voir, au moins par curiostité. Après une seule vision, je ne sais pas trop où je me situe. Non pas que je n'ai pas aimé puisque j'ai vraiment beaucoup aimé. C'est juste que si je le compare avec ses autres bijoux, il faut dire que cet Homme qui en savait trop n'arrive pas vraiment à la hauteur de ses grands chefs d'oeuvre. C'est là où je ne sais pas choisir : chef d'oeuvre ou pas ? Si je ne devais me tenir qu'à ma première vision, je dirais que oui, il y a du génie et de la maturité dans son travail. Le film dégage une vraie énergie, une intensité comme Alfred, mon grand ami, me l'avait déjà transmis. Histoire simple, efficacité présente, un peu comme dans la plupart de ses films. En fait, c'est l'un des plus grands atouts du maître ! Il arrive à nous pondre un suspense immense pouvant nous maintenir éveillé même quand on regarde le film à minuit et demi et le tout pendant deux heures ! La magie de l'english opère tel un opéra (subtilité, subtilité...) dont la fin nous donne des frissons et nous laisse assis. Et la musique motorise le film. Magnifique musique comme d'habitude chez Bernard Herrmann, habitué de chez Hitchcock, on (je) lui doit, entre autre, la bande originale de Psychose ! Qui a dit génie ? :)
Je trouve que l'histoire possède quelques ressemblances avec L'inconnue du Nord Express avec la rencontre d'un personnage qui va bouleverser la vie des personnages principaux. Ce qui me plaît vraiment chez les films de Hitchcock, c'est que c'est un vrai jeu. Quand je vois un de ses films, je m'amuse comme un fou. Dans un premier temps, c'est, évidemment, d'essayer de trouver le coupable, l'intrigue (assez dur quand même). Ensuite je peux t'amuser à essayer d'interpréter quelques plans sans vraiment trop y arriver mais bon. Puis, tenter de repèrer Hitchcock lorsqu'il fait une courte apparition dans ses films, et bien entendu les petits clins d'oeil qui vont avec. Finalement, le petit cours d'anglais, c'est toujours mieux d'apprendre en imitant l'accent de grands acteurs comme James Stewart, tu peux te la pêter quand tu pars en vacances en Angleterre. Apprendre en s'amusant avec Alfred Hitchcock en professeur, la classe...
Hitchcock, un gars auquel on doit parfois se méfier puisqu'on peut parfois être déçu mais quand on touche à son best of, c'est que du bonheur ! Ici, je dirais très bon, presque chef d'oeuvre même.
La scène du film ====> NOUVEAU !

PS : Mon top des films et réalisateurs a été rajouté en page d'acceuil
25 mai 2006
MARIE-ANTOINETTE - 2005
De : Sofia Coppola
Synopsis
Au sortir de l’adolescence, une jeune fille découvre un monde hostile et codifié, un univers frivole où chacun observe et juge l’autre sans aménité.
Mariée à un homme maladroit qui la délaisse, elle est rapidement lassée par les devoirs de représentation qu’on lui impose. Elle s’évade dans l’ivresse de la fête et les plaisirs des sens pour réinventer un monde à elle.
Y a-t-il un prix à payer à chercher le bonheur que certains vous refusent ?
Mon avis
A l'approche des périodes d'examens, il est important de parfois se détendre. Rien de tel que de se faire un des films qu'on attendait le plus en cette année 2006. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison que Sofia Coppola est derrière la caméra. Son Virgin suicides m'avait laissé comme un goût de malaise mais un bon malaise. Aussi, elle semble posséder un univers qui lui est personnel. Et quand on a un père se nommant Francis Ford Coppola qui jette un coup d'oeil, on se dit qu'elle est entre de bonnes mains. Il n'y a pas qu'elle qui est entre de bonnes mains, nous aussi, spectateurs malins et non-débiles, nous sommes confiés entre les mains d'un père ET d'une fille de talents ! Faut dire que la famille Coppola, c'est vraiment une famille qui a réussi dans le cinéma. Je pense au père, génie sans frontière, à la fille qui débute très très bien sa carrière et à Nicolas Cage, sûrement l'un des plus grand acteur à l'heure actuel. Peut-être bien l'un des meilleur de l'histoire en fait ! Personnellement, c'est un de mes acteurs préférés ! Mais l'heure n'est pas à Nicolas Cage mais à Sofia Coppola qui ne m'a pas déçu. Elle m'a même un peu surpris. Je pensais quand même qu'elle allait peut-être rater le coche comme tout le monde peut le faire. La pauvre, elle n'est pas la seule quoi ! Zut à la fin ! Ouais c'est ça barrez vous ! Elle m'a donc surpris mais vous devez savoir que je n'ai vu aucune bande-annonce, donc je ne pouvais pas deviner l'ambiance en un claquement de doigt. Soudain, une idée m'est venue à l'esprit : allez voir le film au cinéma ! Je n'ai pas été le voir à la dernière séance dans la nuit très tard comme je (et les grandes personnes) le fait d'habitude. Trop crevé, mes journées sont rûdes et le repos j'en nécessite...
Quand j'ai dit qu'elle possèdait un univers propre à elle, c'est ce qu'elle confirme ici. Elle décide ici d'adapter la bio de Marie-Antoinette, ancienne (et très poussièreuse) reine de France. Quand on lit ça, on est en droit de s'attendre à quelque chose de conventionel. Genre musique classique au générique du début et de fin, tout calme en essayant de faire ambiance d'époque et tout ça. Surprise ! Avec Coppola au générique, rien n'est impossible ! Vraiment, j'adore ça être surpris. Générique du début bien accéléré avec musique moderne. En même temps avec comme actrice Kirsten Dunst, je m'attends toujours à quelque chose de "original". Une chouette actrice qui démontre ici tout son talent. Elle va nous faire une belle carrière, je le sens bien. J'ai toujours eu le bon flaire, croyez moi ! C'est un ordre ! Sofia Coppola arrive à s'approprier l'histoire avec grande classe, bien dans l'esprit de la jeune demoiselle. Il me tarde de découvrir Lost in translation maintenant...
Le film en lui-même est un régal. Un peu comme un bonbon qu'on déguste autant pour son goût que par sa couleur. C'est très bon à la mise en scène, comme je l'espérais. Les personnages sont anciens/modernes. Versailles comme on ne l'a jamais vu. Ils parlent avec les manières de l'époque mais en même temps il y a cet esprit enfantin qui survole légèrement le tout. C'est délicieux. Ancien/moderne, voilà ce qui qualifie plutôt bien ce film. Pas trop ancien pompant, pas trop moderne high tech, non juste ce qu'il faut. On sent que Sofia Coppola a envie de se lâcher par l'intermédiaire de ce film. De par ce fait, ne serait-ce pas un petit bol d'air frais ?
Une réussite que je vous conseille vivement ! Je fais un peu va vite mes critiques, c'est parce que pas trop le temps avec les examens qui approchent comme je l'ai dit plus haut (donc pas de gif... et oui !).
13 mai 2006
IL ETAIT UNE FOIS EN CHINE - 1991
De : Tsui Hark

Synopsis
Il était une fois en Chine narre l'histoire de Wong Fei, personnage célèbre en Chine, ayant vécu à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Médecin, Wong Fei doit se battre contre des brigands, mais aussi les Britanniques et les Américains qui s'immiscent de plus en plus en Chine.
Mon avis
Voilà donc le film de kung fu de toute mon enfance ! J'ai l'impression que ça va être le film de kung fu de toute ma vie ! Pour l'instant c'est mon préféré du genre. La perfection, la pureté, le mythe et derrière la caméra se trouve pas n'importe quel réalisateur. Non, le tout aussi mytheux (adjectif positif) Tsui Hark ! Le metteur en scène de Hong Kong par excellence, en tout cas un réalisateur qui a marqué ce cinéma qu'il influenca à tout jamais. Si j'ai été déçu par son Time and tide et qu'il est un petit peu descendu dans mon estime, revoir ce chef d'oeuvre le fait tout d'un coup remonté la barre. Je ne sais pas si c'est à cause de l'effet nostalgique de l'enfance mais je vois en ce film quelque chose de plus fort encore que de l'art martial. Je n'arrive pas à dire quoi. Peut-être parce que les films d'arts martiaux sont toujours dotés de défauts tandis qu'ici il n'y en a pas. Tout est tellement bien rythmé, les combats sont si entraînants que... bin que je suis prêt à frapper tous ceux qui veulent se battre contre moi. Le tout c'est de le faire avec classe, pas évident évident ce ptit jeux là hin ?! Quoiqu'il en soit Tsui Hark a, avec ce film, marqué toute une génération et a fait rêver plusieurs gosses très cultivés, j'en fais parti, du moins j'en suis sûr et certain ! Établir une critique d'un film d'enfance qu'on a vu 100 fois est vraiment très dur. On ne sait pas trop quoi dire tellement on est encore sous le coup de l'émotion. Le souvenir du film qu'on avait quand on était petit raisonne encore dans les mémoires. Du coup, obligé de faire avec son coeur (belle phrase soit disant passant). Quand on a une âme d'enfant et bien on apprécie parfois mieux les choses. Et se dire qu'après 9 ans, on aime toujours de la même façon ce film, c'est une marque de chef d'oeuvre et de génie...
Une vraie bombe ! Un film qui fait office de supers vitamines, qui vous remontra à bloque. Quand j'ai un coup de blouse, avec Chantons sous la pluie, c'est le film que je regarde pour me remonter un peu le moral. Pourquoi me remonte-t-il tellement le moral ? La musique sans aucun doute. Comme dans beaucoup de films, la musique est un bon élément. Elle permet de donner du rythme, de l'émotion. Je me rappelais encore par coeur de l'air de la chanson du générique. J'en ai encore des frissons plein le dos ! Malheureusement je ne l'aurai pas en dvd pour des années encore car c'est ma cousine qui me l'a prêtée. Tant pis je l'achèterai bien encore. Puis dans le feu de l'action, il y a Jet Li qui joue ici le rôle de mon personnage préféré des films kung fu, j'ai nommé Wong Fei Huan ! Jet Li possède vraiment ce que j'aime chez un acteur qui joue les kung fu fighters. Et puis là on parle de son meilleur rôle de sa carrière. J'adore ce personnage de Maître Fei Huan. Humble, classe, généreux, un peu le protecteur de tout le monde. Les moments où il y a des combats dans la rue et que tout va mal pour les disciples de Fei Huan sont savoureux. On a mal pour les disciples mais on sait que Jet Li va s'amener et qu'il va tous les humilier. Soulagement et enthousiasme. C'est particulièrement ce genre de scènes qui nous donne de l'enthousiasme et de la joie de vivre. On devient tout d'un coup une force de la nature ! C'est dingue, tant d'énergie contenue dans un seul film. Ça c'est le cinéma...
L'histoire a aussi sa place dans la réussite du film. Cette confrontation Orient/Occident est tout simplement jouissive. Mais quand même, on a quand même bien envie de rentrer dans l'écran de télé et participer au combat. Je demande que ça moi ! Merde à la fin ! Vraiment, les orientaux ont de la culture à revendre. L'art martial est parmi les scènes que j'adore voir au cinéma. Ça atteint un degré de perfection tel qu'on veut apprendre cet art. Une scène que j'apprécie particulièrement, c'est quand Wong Fei Huan se bat contre l'autre Maître sous la pluie, en s'échangeant le bâton : du génie !!!
Impossible de ne pas mettre la mise en scène de Tsui Hark en avant. Que dire ? Peut-être son meilleur film à l'heure qu'il est. Les scènes de combats sont les meilleurs qui existent au monde et cette confrontation finale, c'est dans l'anthologie du cinéma. Vous l'aurez sans doute compris, pour moi, c'est ZE film ultime du genre. C'est sans doute le film que j'aie le plus vu étant gosse. 'fin plus vu peut-être pas mais en tout cas l'un de ces films qui reste gravé à vie. Un de mes films préféré, ça a fait du bien de le revoir. Et ce n'est pas fini puisque je vais encore revoir le 2 (pas de critique pour celui-là). C'est que du bonheur. Allez, j'y retourne...

